"Mais je ne veux pas aller parmi les fous" fit remarquer Alice.
"Impossible de faire autrement,' dit le Chat: "nous sommes tous fous ici. Je suis fou. Tu es folle."
"Comment savez-vous que je suis folle ?" demanda Alice.
"Tu dois l’être," répondit le Chat, "autrement tu ne serais pas venue ici."
Alice pensait que ce n’était pas une preuve suffisante, mais elle continua : « Et comment savez-vous que vous êtes fou ?'
"Pour commencer," dit le Chat, "est-ce que tu m’accordes qu’un chien n’est pas fou ?"
"Sans doute" dit Alice.
"Eh bien, vois-tu," continua le Chat, "tu remarqueras qu’un chien gronde lorsqu’il est en colère, et remue la queue lorsqu’il est content. Or, moi, je gronde quand je suis content, et je remue la queue quand je suis en colère. Donc, je suis fou."
Le passé et l'appart.
-17 h 58-
Elle prend... nous prend... elle nous cajole... nous câline... sous sa couverture parfois blanche... parfois noire... souvent grise... un beau gris néanmoins... le temps nuageux n'empêchera jamais les sourires de toute manière... et eux... les sourires, ceux en coins bien souvent... ils viennent... seuls... sans invitations... innoportuns... mais on les acceptes... à bras entr'ouvert... comme s'ils étaient un signal... un signal que le passé se rapproche... à nouveaux... on les acceptes volontier... comme elle... lorsqu'elle nous prend par les épaules... les soirs... la nuit... au réveil...
Nous ne sommes jamais veuf ou veuve de qui que ce soit... il y a elle... qui est elle, elle au fait ? Tout... tout... le baiser, l'enfant, l'hiver, le chat, des yeux noisettes... fiancée de nos voyages... on ne la soupçonne jamais d'y être... hélas... elle nous fait part de sa présence quelques temps plus tard... en chuchotant ce qu'elle a vu... ce qu'elle a entendu.. mais surtout... surtout de ce qui l'a fait sourire, elle... et ça... et ça... ça nous éclaire à notre tour... certains vont jusqu'à rire... aux larmes... "Pourquoi accompagne-t-elle ?" demandons-nous avec ingénuité... sur la question... elle se fait obscure... vaporeuse... mais si c'était pour lorsque... le présent n'est plus à la hauteur ? Ouais... il se pourrait... et plus les lieux s'évanouissent sous l'ombre que l'horloge fait sur nos têtes quand on regarde l'heure... plus elle gagne en fraîcheur...
Elle porte en son sein les régions les plus vives de l'esprit.. de notre esprit... pourquoi... pourquoi toujours lorsqu'il y a présence de tourmente alors... (le tourment, son amant ?)... et souvent quand l'univers, lui-même, n'a plus foi en lui même... ? Mal nécessaire ?... Elle viendrait corriger l'amant, donc... tout en embrassant l'émoi.. l'embrassant de ce-qui-était... pour rendre le périple à ce-qui-sera moins pénible... charmant personnage qu'est celle-çi... dans l'ancienneté de ses yeux, on peut se remmémorer la seule peinture qui vaille la peine d'être vue; la nôtre dans un cadre forgé par le baiser, l'enfant, l'hiver, le chat et les yeux noisettes...
Nostalgie, nous t'aimons bien, je crois...