"Mais je ne veux pas aller parmi les fous" fit remarquer Alice.
"Impossible de faire autrement,' dit le Chat: "nous sommes tous fous ici. Je suis fou. Tu es folle."
"Comment savez-vous que je suis folle ?" demanda Alice.
"Tu dois l’être," répondit le Chat, "autrement tu ne serais pas venue ici."
Alice pensait que ce n’était pas une preuve suffisante, mais elle continua : « Et comment savez-vous que vous êtes fou ?'
"Pour commencer," dit le Chat, "est-ce que tu m’accordes qu’un chien n’est pas fou ?"
"Sans doute" dit Alice.
"Eh bien, vois-tu," continua le Chat, "tu remarqueras qu’un chien gronde lorsqu’il est en colère, et remue la queue lorsqu’il est content. Or, moi, je gronde quand je suis content, et je remue la queue quand je suis en colère. Donc, je suis fou."
Méta, Physique et (toujours) le Philosophe...
-21 h 34-
la communication... aussi vide puisse-t-elle se montrer, reste mordante de vérité... et de subtilité... sur celui qui échange... en front à celui qui capte, celui qui subit... qui analyse... notamment par l'écrit... surtout par l'écrit même... la pensée s'étale... gagne du terrain.. prend tout un terrain... bénéficie d'une fertilité quasi démesurée plus elle s'allonge sur les mots... et donc... et donc elle se montre plus visible... même pour le plus talentueux des borgnes... très (Über même) triviale comme affirmation, certes... mais attention.. attention... ça comporte son lot de danger... de défection... particulièrement pour le philosophe en plein débat sur la question même de l'utilité inhérante de faire précéder l'essence à l'existence ou vice-versa... il défend sa cause... il conçois les assauts à ses idées comme un coup dans les couilles... plus suffisant qu'orateur dans le chaud du litige... ses adjectifs creux font éclater le vif du dit débat; l'inutilité morbide, grotesque et éreintante de la métaphysique... voilà le contraste qui plombe sur les phrases jetées entre les causeurs... jamais il ne s'accusera, le philosophe, par contre... en fait... il se croit... il croit en la dignité de se questionner de manière extensive et primordiale sur l'être en tant qu'être... Hélas.. les seules.. les uniques lettres de noblesses qu'elle eut venaient de salle de cours universitaire pour des universitaires stériles... pour des esprits spasmodiques; des intellectuels amateurs et de bazars... ne soyez donc point vain, philosophes... cessez de foute une discipline sans concensus et enfantine au dessus du cordonnier comme du chimiste... nous n'avons aucunement besoin d'une aile universitaire entière consacré à la chose pour savoir remettre en question le cosmos... un coin poussièreux ferait grandement l'affaire... Nietzche le savait... Descartes le savait... Kant le savait... Spinoza le savait... Ils le savait; aucun n'était philosophe de profession...
Osti d'sacrament...